On est obligé de commencer par là...

~~~~ Cette fois ci, j'éviterais les "bla-bla"...Parce que vous n'êtes pas là pour ça ~~~~


...Détendez-vous...
...Cliquez pour descendre...
...Lisez le chapitre...
...Rêvez un peu si l'idée vous en dis...
...Pleurez un chouya si l'humeur en est là...
...Attendez quelques secondes...
...Regagner votre esprit qui s'est peut-être cassé sans vous...

...Ecrivez moi avant de partir...
...Pour me dire tout simplement ce que vous en avez pensé...
...Ou peut-être me laisser quelques idées...




Merci de me lire...
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Et toi ?


>Surligne... Une remise en page ne fait jamais de mal...Un petit renouveau <3, retour aux sources, 10 pages pour permettre de laisser votre avis sur chacun d'eux...Pour toi, et vous...


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Merci à vous toutes d'être toujours là...


On est obligé de commencer par là...

# Posté le lundi 17 septembre 2007 16:02

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 08:12

TOME 1 | Kapitel # 1 |

TOME 1             |      Kapitel # 1     |
TOME 1





Le matin se lève sur Berlin, le soleil perce doucement les nuages, le ciel a une couleur bleuâtre, les étoiles disparaissent peu à peu pour laisser place à cette journée qui pourrait paraître aussi banale que la veille...

Sur le balcon d'un petit studio du coin de la rue « shunberg », une jeune femme fume silencieusement une cigarette, elle est vêtue d'un peignoir blanc, elle sort visiblement de la douche, ses cheveux encore mouillés laisse couler quelques petites gouttes sur leur passages...Elle a un visage gracieux et un regard piquant, ses gestes sont doux et son corps semble fin, ses mollets nus reposent sur une petite table à côté de la chaise où elle est à demi allongé depuis une demi-heure, elle a les yeux fermés, elle aspire à un avenir prometteur

...Elle se nomme Louise, elle a 20 ans...

A l'intérieur, une jeune femme est encore assoupie, le drap descendu jusqu'à son bassin laisse entrevoir la pureté de ses formes et la blancheur de ses seins, elle dort paisiblement en rêvant de célébrité bientôt promise
...Elle se nomme Lila, elle a 25 ans...


Louise sort de sa rêverie en sursaut, un klaxon en bas a retentit, elle écrase sa cigarette, le rouge vif de ses ongles reflète le doux rayon qui vient de percer au dessus d'elle, il ébloui sur son passage ses yeux émeraudes, elle rejoint la chambre où Lila repose, elle attrape un sac noir posé près du lit, elle enfile un jean et un t-shirt, elle attache à l'aide d'un élastique ses longs cheveux noirs, d'un noir intense...
Elle regarde son ange dormir, elle sourit et se penche vers elle, elle dépose un doux baiser dans sa chevelure blonde, celle qu'elle appelle Li se retourne pour lui faire face, elle sourit timidement et lui murmure « bon courage Louisy ». Elle l'observe encore quelques instants, puis elle caresse sa joue et sort de la chambre, elle attrape les clés posées dans une petite coupelle et sort du petit appartement à la lueur du jour...

Quand elle sort de l'immeuble, une Ford bleu l'attend juste en face, un homme brun est au volant, elle le rejoint en lui laissant un baiser furtif sur la joue droite qu'il lui a généreusement tendue...

Louise : - Salut toi ! Ça va ?

Henry : - On ne peut mieux beauté ! Prête ?

Louise : - Comme jamais...

Elle regarde à l'horizon, il démarre la voiture qui accroche le béton au démarrage, il part en direction d'une salle non loin d'ici.

A leur arrivée, des bâtiments à perte de vue, Louise adore cette ville, elle y est née, elle y est restée seule alors que ses parents ont préféré se retirés dans la campagne aux alentours. Elle est fille unique, elle aime le fait d'être chéri par deux parents conscients qu'au moindre faux pas elle ne reviendrait jamais...Elle aime l'indépendance...Elle les aime eux...

Ils entrent et saluent la standardiste. A travers les couloirs, elle observe par les vitres quelques personnes chantant avec un professeur ou jouant d'un instrument autre que le sien...Lorsqu'elle passe le pas de la porte...

Louise respire l'odeur de cette pièce qu'elle affectionne depuis maintenant cinq ans, posé près de la fenêtre une sorte de boîte en forme de violon repose à la lueur du soleil, elle se retourne pour faire face à Henry qui l'observe en silence

Louise : - Ce jour où je jouerais devant des milliers de personnes...Tu seras là ?

Henry : - Bien sûr que je serais là, je ne manquerais ça pour rien au monde...

Elle était heureuse, là, dans cette pièce...Quant à Henry, il souriait de la voir elle, Louise, sa meilleure amie et sa confidente, de six ans sa cadette, il se sentait obligée de la protéger, lui, cet homme de 26 ans, plus amoureux d'elle que n'importe qui d'autre sur cette planète, elle qui l'avait toujours rejeté pour une raison qu'il connaissait fort bien et que malheureusement il comprenait...

Elle le regardait avec un sourire espiègle, son naturel la rendait plus belle que l'espoir qu'il avait eu un jour de l'embrasser pour l'aimer...

Elle s'approcha de son violon qu'elle chérissait tant, tandis qu'Henry s'assit sur un tabouret, il lui sortit quelques partitions pendant qu'elle caressait cet objet plus important pour elle que sa propre vie...Elle le regarda en silence, chaque parcelle de bois délicatement sculpté la faisait frémir, elle toucha de ses doigts fins une cordes qui rendit un son pincé et docile à la fois...
Quelques instants plus tard, l'archet glissait sur les cordes pour laisser s'échapper un son plus doux que le sifflement du vent, elle fermait les yeux pour s'imprégner des bribes de son, son visage reposant délicatement sur la mentonnière.

Le téléphone d'Henry sonna, elle ne s'arrêtait pas pour autant et le laissait sortir pour prendre la communication plus tranquillement...Lorsqu'il fut hors de sa vue, elle rouvrit les yeux sur une scène, puis sur un public, un chanteur lui prêtant sa voix sur une jolie mélodie était assis sur le bord de la scène, il chantait pour eux, sur sa romance à elle, sa voix glissait sur les accords que produisait le mouvement de ses bras sur les cordes de son violon...Elle aimait...

A la fin de la musique qu'elle-même faisait retentir, elle se leva et salua la foule pour les remercier de cette ovation élégamment mérité...Elle fermait les yeux pour apprécier quand elle entendit quelqu'un se racler la gorge dans son dos, tout s'échappa dans un nuage d'espérance, elle retomba sur son tabouret abasourdi pas cet élan de bonheur, elle tourna son visage abattu vers Henry qui était l'auteur du dérangement occasionné...Il riait aux éclats quand il réalisa qu'elle venait de rêver éveillé, mais le plus important c'est qu'il ne savait pas qu'à Louise, ça lui arrivait souvent d'espérer...

Louise : - Tu as finis de te moquer de moi...ça t'arrive jamais à toi de rêver ?

Henry : - Oui...Oui mais alors là ! C'est franchement tordant !

Elle fit une moue boudeuse, il s'approcha d'elle et s'accroupit pour pouvoir voir son doux visage observer le sol, elle vit qu'Henry la regardait mais n'en fit pas usage...Elle boudait...Il posa une main sur sa joue et ses yeux se noyèrent dans les siens...

Henry : - Ton rêve va peut-être devenir réalité ma douce...

Un sourire illumina le visage de ce petit ange à l'entente de cette merveilleuse nouvelle ...



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# Posté le lundi 17 septembre 2007 16:24

Modifié le samedi 23 août 2008 13:13

Kapitel # 2

Kapitel # 2


Henry avait en effet reçu un appel d'une grande organisation artistique du nom de « Comet 2007»...C'est une émission de télévision visant à récompenser quelques artistes pour leur carrière ou autre prix de ce genre...

Une femme avait appelé hier pour savoir si Louise serait intéressée pour jouer du violon le soir de la prestation, une de leur violoniste avait été porté pâle au dernier moment, il fallait donc la remplacer au plus vite, cela serait précédé d'une petite audition mais elle avait toutes ses chances sachant que ses talents étaient déjà connus dans le milieu. Elle avait rendez-vous l'après-midi même pour rencontrer cette femme...

Louise : - Merde alors, ça c'est de la bonne nouvelle !

Elle lui sauta au cou ce qui le fit rougir discrètement, il avait réussi, ce qu'elle ne saurait jamais c'est qu'il avait fait jouer ses relations pour lui permettre de se produire le soir suivant...

Henry : - Je comptes sur toi pour casser la baraque ma douce !

Louise : - Je vais jouer parmi d'autre violoniste bien plus talentueux que moi et d'autres instruments, pour casser la baraque ça va être dur mais c'est déjà ça !

Après avoir remercier Henry, elle reprit son violon et joua comme elle ne l'avait jamais fait, elle était heureuse, un sourire avait évolué sur ses lèvres, il ne s'en irait pas avant ce soir...Il fallait qu'elle en informe Lila, elle la rejoindrait après sa répétition...

&

A midi, Henry la raccompagna devant son immeuble, avant de sortir de la voiture Louise se sentit obligée de remercier une nouvelle fois Henry, parce que sans lui, elle n'y serait jamais arrivé, comme l'audition n'était qu'une formalité, elle était déjà surexcité...Il rougit un peu mais elle ne le remarqua pas

Henry : - C'est ton travail qui paye, ne me remercie pas, je t'envoie les partitions de la chanson que tu joueras demain soir par fax, il faut que tu t'entraîne dès maintenant, pour être au top demain au répétition, cette femme attendra de toi une totale improvisation cette après-midi, je viens te chercher vers 14h30...

Elle l'embrassait sur la joue droite, une fois de plus il rougit, cette fois elle le remarqua mais ne fit aucun commentaire. Elle sortit de la voiture puis remonta les étages quatre à quatre, quand elle entra dans l'appartement, elle sentait déjà les effluves du déjeuner que Lila préparait.

Elle s'approcha de la jeune femme par derrière et glissa ses bras autour de l'être aimé, elle embrassa tendrement son cou qui sentait bon la noix de coco, ses cheveux blond retombaient en cascade dans son dos, elle était magnifique...

Louise : - Tu m'as manqué Li...

Lila : - Toi aussi Louisy...

Elle se détacha d'elle et lui vola un baiser, elle la regarda toute souriante

Lila : - Toi tu as une nouvelle a m'annoncer !

Louise : - Tu me connais trop bien !

Lila : - Ton joli sourire parle de lui-même !

Louise : - Je vais jouer devant un public demain soir ! A la télévision Li !

Lila : - My God ! Je savais que ça t'arriverait ! Tu joueras avec qui ?

Louise : - Je ne sais pas encore, Henry m'envois les partitions dès qu'il les a ! Merde je m'y vois déjà ! Tu m'imagines là entrain de jouer telle une professionnelle parmi toutes ces personnalités qui seront présentes ce soir là !

Louise faisait une démonstration à Lila à travers l'appartement ce qui les faisait toutes deux hurler de rire

Lila : - C'est quelle émission ?

Louise : - Comet 2007 chérie ! Est-ce que tu te rends compte ?

Lila : - Mon dieu que Oui, je rêverais de chanter là-bas ! Je suis tellement heureuse pour toi ma puce...

Louise remercia sa petite amie d'un doux baiser sur les lèvres, elle aimait le goût que celle-ci avait, cela depuis un an déjà...
Elles mangèrent toute deux durant une quinzaine de minutes, lorsqu'elles se mirent devant la télévision, Louise entendit un Bip provenant de la chambre « Le fax ! ». Elle courut jusque celle-ci et attrapa la feuille encore chaude d'impression...
En haut au centre y était inscrit le nom de la chanson, puis celui du groupe

« SPRING NICHT – TOKIO HOTEL »

Le nom du groupe lui parlait vaguement mais elle ne connaissait pas plus que ça, sans attendre, elle attrapa son violon et commença à jouer les premières notes de musique inscrites dans la partition juste en dessous...
Elle s'assis sur son lit, puis se laissa porter par le son que produisait l'archet glissant sur les cordes, l'air lui convenait, elle aimait assez cette mélodie dramatique, elle ne mit pas longtemps à apprendre les notes, c'est à 14h00 qu'elle sortie de la chambre avec son sac, le boîtier de son violon sous le bras et le sourire jusqu'aux oreilles, quand Lila la vit, elle rit tout simplement de voir cette jolie femme aussi heureuse...

Louise : - Le temps de me poser pour fumer une cigarette, ensuite Henry vient me chercher pour l'audition...C'est du bon stress que j'ai là, un peu de nicotine ne me fera pas de mal...

Elle posa tout son bardât dans l'entrée et partit à la recherche de son paquet de cigarette, ceci fait, ceci fini...

Elle partit à 14h30 à travers les rues de Berlin en compagnie d'Henry qui ne cessait de gesticuler...

Elle le rassura avant d'entrer dans le bureau d'une femme assez imposante au son de sa voix mais pas plus doué qu'un cochon pour jouer du violon.

Tout se passa comme elle l'avait espéré c'est-à-dire à merveille, lorsqu'elle prit congé de Mme Tilman, celle-ci l'informait qu'elle devrait être à la salle le lendemain à 15h00 pour les répétitions...

Louise : - Ne vous inquiétez pas, j'y serais...

Mme Tilman : - Mais j'y compte bien...

C'est toujours le sourire aux lèvres qu'elle serra la main de cette femme pour rejoindre Henry qui l'attendait toujours aussi nerveux...



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# Posté le mercredi 19 septembre 2007 17:44

Modifié le samedi 23 août 2008 13:11

Kapitel # 3

Kapitel # 3


Ils allèrent tout deux vers leur salle de répétition où ils répétèrent la partition de la chanson qu'elle jouerait demain soir...
Elle rentra chez elle à 20h30 exténuée par cette journée riche en émotion.
En entrant, elle trouva Lila en compagnie d'un homme qu'elle ne connaissait pas, elle se présenta à lui ce qu'il fit aussi, un certain monsieur Oran, ici pour revoir Lila à la suite de leur première rencontre dans un bar où elle avait chanté.

Louise pria Lila de la suivre dans la cuisine, il fallait qu'elle lui parle. Quand elles furent seules, Lila embrassa délicatement sa compagne sur les lèvres, malheureusement pour elle, Louise ne lui rendit pas ce baiser pourtant agréable.
Elle s'écarta d'elle pour mieux la regarder

Louise : - Que dois-je penser quand je te trouve à plus de 20 heures avec un homme dans mon salon... ?

Lila : - Rien de spécial Lou, juste que j'essais de gérer ma carrière du mieux que je peux...

Louise : - Ta carrière est déjà presque toute tracée ! Tu as un manager, tu as le talent, et bientôt tu auras un album ! Qu'est ce que cet homme fiche ici ?

Lila : - Comme tu as dit, tout est à base de presque dans ce milieu, mon manager m'a laissé tombé hier Lou, je ne t'en ai pas parlé avant car je ne voulais pas gâcher ton bonheur pour demain soir...

Louise : - Je l'ai su ce midi pour demain soir, tu aurais pu m'en informer hier de tout ça !

Lila : - Quoiqu'il en soit, j'essais de faire de cet homme mon nouveau manager...Laisse moi lui parler encore quelques minutes ensuite il prendra congé c'est promis.

Louise acquiesça par désespoir de cause, qui aurait pu refuser ?
Pourtant Louise n'aimait pas cet homme, il observait Lila toujours du coin de l'½il, il ne manquait pas une seule seconde de son postérieur à chaque fois qu'il pouvait s'en accommoder, son visage ne lui disait rien de bon...
Ce soir elle ne mangea pas, elle partit se coucher une demi-heure plus tard, seule...

&

Lorsqu'elle ouvrit un ½il, le soleil perçait déjà à la fenêtre, elle se tourna, Li dormait toujours, les yeux clos et le visage paisible.
Il était 9h30, samedi matin, douche prise, petit déjeuner engloutit, elle retourna se placer à demi allongé sur le balcon comme elle le faisait tous les matins. Elle fumait une cigarette, le Klaxon d'henry retentit, elle descendit pour le rejoindre, ils répétèrent jusqu'à midi, ils allèrent ensuite manger, puis gagnèrent la salle gigantesque où se produirait Louise ce soir, il était 14h45...

Quand elle entra par la porte de derrière, des couloirs, puis, des couloirs...Des loges, des noms sur les loges, puis des couloirs...Elle vit à quelques pas « Tokio Hotel » sur une porte entrouverte, elle sourit puis héla un technicien qui passait par là

Louise : - Excuser moi je cherche Mme Tilman s'il vous plaît.

Technicien pressé : - Au fond à gauche de ce couloir ma petite...

Elle le remercia puis emprunta le couloir, elle était seule à présent, Henry n'avait pas pu entrer...
Au bout de ce couloir à gauche se trouvait en faite la scène, du monde se bousculait, des fils s'entremêlaient, batteries, guitare, micro...Tout était visiblement prêt pour ce soir...
Quand elle reprit ses esprits, elle vit Mme Tilman parlant avec une jeune femme, elle alla jusqu'à sa hauteur puis n'eut pas le temps de prononcer ne serait ce qu'un seul mot

Mme Tilman : - Oh mon dieu ma petite qu'est ce que vous tombez bien ! J'ai prié pour que vous soyez à l'heure vous savez ! Je suis une vraie pile électrique sur patte, je ne tiens plus en place, asseyez vous ici, c'est votre place jusqu'à nouvel ordre ! Je vous présente Wendy, Méline, John, Daniel et jörg, ils vous accompagneront au violon ! Ce sont vos nouveaux amis pour la soirée demoiselle !

Cette femme est une vraie bombe à retardement, elle m'avait tiré par le bras qui n'était pas encombré de mon violon et m'avait assise sur un tabouret un peu en retrait de la batterie, nous étions tout les six assis l'un à côté de l'autre, je les saluais du regard pendant qu'ils ajustaient leur instrument.

La répétition se passa à merveille, un peu à la va vite mais plutôt pas mal, je fus étonné de ne pas avoir répété en même temps que le groupe mais le plus gros avait été fait, ces jeunes artistes avaient été remplacés par une bande sonore passée en boucle...Pas très flatteur quant à notre statut dans l'affaire mais tant que je jouais et qu'on m'entendait là était l'intérêt...

Vers 18h00, nous avons été prié de rejoindre une pièce qui nous avait été réservé, pour nous, les musiciens. Nous étions une vingtaine à s'épier du regard et à se morfondre dans notre stress en pensant aux minutes qui avançaient...
Vers 18h30, un homme vint me chercher, je suis entrée dans une pièce où une dizaine de femmes couraient dans tout les sens avec des chutes de tissus ou bien au contraire des robes somptueuses. Il me confia à l'une d'elle et sortit sans attendre « J'aime pas cette pièce » a-t-il grommeler à l'encontre de ma petite dame potelée...

... : - Appelé moi Josseline Louise !

Elle me tendit une petite main avec un sourire ravissant, je lui tendis la mienne un peu moite depuis quelques minutes.

Louise : - Enchanté Josseline, je pourrais savoir ce que je fais ici ?

Josseline : - Tu ne crois tout de même pas que tu vas allé jouer de cet instrument devant des millions de téléspectateur habillé comme une novice !

Louise se regardait avec un sourire gêné, et bien pourquoi pas ?

Josseline : - Suis moi jeune fille, je vais te trouver une jolie robe de circonstance...

Louise : - Je ne savais pas que pour jouer du violon il fallait être accoutrer comme l'as de pique...Avait elle murmurer pour elle-même.

Josseline lui fit faire quelques essayages, elle choisit une robe noir, sobre et classe à la fois, sa taille de guêpe lui avait permis de ne pas trop avoir le droit aux retouches. Elle sortit de la pièce en la remerciant puis repris le chemin de la salle avant d'être rattrapé par le même homme que tout à l'heure qui l'emmena chez les coiffeuses, selon Louise cela devenait du grand n'importe quoi...

Résultat, trois heures plus tard, elle s'était retrouvée au bord du malaise, entrain d'attendre qu'on lui dise de s'avancer sur la scène, habillé comme une dame, coiffée comme une princesse, violon collé sur la poitrine.
Un technicien lui fit signe, elle alla se placer debout sur des marches derrière la batterie sans bruit accompagné par ses collègues de la soirée, elle plaça son violon au niveau de l'épaule, puis elle entendit quelques bruits, quatre jeunes garçons venaient de faire leur entrée dans la pénombre, ils ne parlaient pas, elle ne les voyait pas plus que ça, la lumière était d'un bleu réellement angoissant, une ombre en haut à droite, des cris de toute part, le batteur à un mètre d'elle tapa ses deux baguettes l'une contre l'autre, quand les coups se rapprochèrent, ils commencèrent tous en même temps les premières notes de la mélodie...Le c½ur de Louise battait au rythme de la voix de cet homme qui l'envoûtait déjà...

Le moment était réellement troublant et sensationnel à la fois...




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# Posté le jeudi 20 septembre 2007 09:36

Modifié le samedi 23 août 2008 13:10

Kapitel # 4



La prestation était parfaite, Louise avait fermé ses yeux dès le début, elle sentait son c½ur chavirer à chaque changement de tempo, elle éprouvait ses entrailles qui se serraient à chaque « spring nicht » prononcé par une voix chaude et embarrassante de vivacité, chaque syllabe qu'il articulait Louise la ressentait au plus profond d'elle, là où jamais elle n'aurait soupçonné un semblant de bon sens...

De la douceur puis un éclat de voix, elle ouvrit les yeux à cette dernière phrase, celle où toute la salle et même peut-être des millions de téléspectateurs sont restés béat, béat devant une chanson relatant une vie plus triste que la sienne mais plus heureuse que n'importe qui d'autre sur cette planète...Quel être humain aussi parfait soit-il, serait capable de se tuer pour un autre ? Quelle personne oserait prononcer devant des millions de gens « Dann spring ich für dich »* certainement quelqu'un d'une innocence intouchable et d'une naïveté bouleversante...

Devant elle, une foule impressionnante, elle n'aurait pas su décrire ne serait-ce qu'un seul visage du public, elle n'avait d'yeux que pour la chanson, son chanteur, et ses trois acolytes, une alchimie opérait ici, elle admirait la fougue en chacun d'eux, elle aurait voulue leur dire...

Lorsque les dernières notes de musique s'étouffèrent enfin, elle sourit, elle salua le public qui applaudissait à tue-tête puis elle rejoignit les coulisses avec tout les autres.

Elle souffla un grand coup, elle avait chaud, très chaud, des gouttes de sueurs avaient perlés sur son doux visage, jamais elle n'avait ressentit de telles émotions, elle était bouleversée par tant de tendresse et d'agilité à vous transporter dans d'autre dimension plus sereine que vos plus vieux rêves...Du bonheur en chanson...

Alors qu'elle rangeait son violon, elle fut bousculée, elle essaya de s'accrocher à n'importe quoi mais rien n'était assez stable pour la rattraper, ses jambes ont flanchées sous le poids, elle tomba à terre de tout son long devant une flopé de technicien ébahit par la scène hilarante. Son genoux la fit souffrir quelques secondes, elle releva la tête pour s'assurer que son violon n'avait rien, elle entendit des pas précipités suivis par deux mains resserrées sur ses épaules, un homme la relevait, elle frotta sa robe puis releva son visage vexé vers un jeune homme.
Il la regardait avec un sourire navrant, la situation le rendait visiblement plus nerveux qu'elle n'était elle-même énervée

... : - Je suis vraiment désolé Mademoiselle, je ne vous avais pas vu accroupis par terre, je vous ai foncé dessus sans même faire attention, j'espère que vous n'avez rien...

Louise : - Arf non ça va, je m'en remettrais apparemment, j'aurais dû mettre un panneau de signalisation avant de me baisser pour alerter de ma présence !

Elle qui avait voulu faire de l'humour ne fut pas déçue, ce jeune homme blond s'avérait beaucoup plus timide qu'elle le pensait, il rougit presque instantanément, et bégaya quelque chose que malgré tous ses efforts elle n'arriva pas à décrypter...

Louise : - C'est pas grave hein, je plaisantais bien sûr ! Moi c'est Louise et vous ?

Elle lui tendit une main maigre et délicate, il la regarda quelques secondes et lui tendit une main tendre et robuste à la fois, il sourit

... : - Gustav, je suis vraiment désolé...

Louise : - Je viens de vous dire que ça n'était pas grave ! Regardez, tout le monde a déjà oublié !

Elle lui fit un geste de la main pour lui montrer tous les techniciens qui étaient retourné à leur travail. Quand il se retourna pour les regarder, elle reconnu ce jeune homme comme étant le batteur du groupe, le tribal blanc qu'il avait sur son t-shirt noir avait été devant elle durant tout le show.

Louise : - Mais vous êtes le batteur ! Je ne vous avais pas reconnu !

Il sourit et acquiesçait aimablement...

Gustav : - L'homme de l'ombre, celui qu'on ne voit jamais mais qu'on entend le plus, c'est bien moi ! Et puis vous pouvez me tutoyer !

Louise : - Alors ceci dit, je suis heureuse de faire ta connaissance ! Votre musique est vraiment sympa, j'ai beaucoup aimé jouer avec vous !

Gustav : - Merci c'est gentil...Excuse moi mais je penses que je vais devoir y aller. Les autres m'attendent pour la suite...

En effet, un homme assez imposant par la hauteur comme par la largeur l'attendait à quelques pas de là, à chaques gestes de ma part il lui semblait que j'allais agresser son petit protégé, je n'insistais donc pas...

Louise : - Je comprends, alors peut-être à un de ces jours Gustav et bonne continuation !

Gustav : - Merci Louise, toi aussi...

Il la salua et se dirigea vers les longs couloirs où se trouvait leur loge, elle restait seule, son violon à ses pieds, elle se demandait ce que maintenant il fallait qu'elle fasse, elle entreprit de se rendre dans la salle de tout à l'heure, là où sûrement tout les musiciens étaient déjà depuis quelques minutes...
En chemin, elle visualisa une nouvelle fois le visage de ce jeune homme, la douceur en personne, elle avait envie de le revoir, pourquoi, elle ne le savait pas, ça elle ne le contrôlais pas...

Alors qu'elle marchait toujours en direction de la loge, elle passa devant celle du groupe, ce qui lui parut tout à fait suspect sachant que la sienne n'était pas dans la direction de la leur, elle s'était sûrement égaré lorsque ses pensées ont été pour lui, son regard croisa celui d'un grand brun ténébreux, des yeux sombres entourés de noirs, elle ne l'a pas observer pendant longtemps mais elle aurait pu jurer que cet homme avait quelque chose de spécial, ses oreilles n'écoutèrent pas, la curiosité n'était pas un défaut que possédait Louise, pourtant il lui semblait avoir entendu son prénom quelques secondes après être passé devant cette porte où leur nom était toujours inscrit en caractère gras « Tokio Hotel ».



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# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:41

Modifié le samedi 23 août 2008 13:09