Ils allèrent tout deux vers leur salle de répétition où ils répétèrent la partition de la chanson qu'elle jouerait demain soir...
Elle rentra chez elle à 20h30 exténuée par cette journée riche en émotion.
En entrant, elle trouva Lila en compagnie d'un homme qu'elle ne connaissait pas, elle se présenta à lui ce qu'il fit aussi, un certain monsieur Oran, ici pour revoir Lila à la suite de leur première rencontre dans un bar où elle avait chanté.
Louise pria Lila de la suivre dans la cuisine, il fallait qu'elle lui parle. Quand elles furent seules, Lila embrassa délicatement sa compagne sur les lèvres, malheureusement pour elle, Louise ne lui rendit pas ce baiser pourtant agréable.
Elle s'écarta d'elle pour mieux la regarder
Louise : - Que dois-je penser quand je te trouve à plus de 20 heures avec un homme dans mon salon... ?
Lila : - Rien de spécial Lou, juste que j'essais de gérer ma carrière du mieux que je peux...
Louise : - Ta carrière est déjà presque toute tracée ! Tu as un manager, tu as le talent, et bientôt tu auras un album ! Qu'est ce que cet homme fiche ici ?
Lila : - Comme tu as dit, tout est à base de presque dans ce milieu, mon manager m'a laissé tombé hier Lou, je ne t'en ai pas parlé avant car je ne voulais pas gâcher ton bonheur pour demain soir...
Louise : - Je l'ai su ce midi pour demain soir, tu aurais pu m'en informer hier de tout ça !
Lila : - Quoiqu'il en soit, j'essais de faire de cet homme mon nouveau manager...Laisse moi lui parler encore quelques minutes ensuite il prendra congé c'est promis.
Louise acquiesça par désespoir de cause, qui aurait pu refuser ?
Pourtant Louise n'aimait pas cet homme, il observait Lila toujours du coin de l'½il, il ne manquait pas une seule seconde de son postérieur à chaque fois qu'il pouvait s'en accommoder, son visage ne lui disait rien de bon...
Ce soir elle ne mangea pas, elle partit se coucher une demi-heure plus tard, seule...
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Lorsqu'elle ouvrit un ½il, le soleil perçait déjà à la fenêtre, elle se tourna, Li dormait toujours, les yeux clos et le visage paisible.
Il était 9h30, samedi matin, douche prise, petit déjeuner engloutit, elle retourna se placer à demi allongé sur le balcon comme elle le faisait tous les matins. Elle fumait une cigarette, le Klaxon d'henry retentit, elle descendit pour le rejoindre, ils répétèrent jusqu'à midi, ils allèrent ensuite manger, puis gagnèrent la salle gigantesque où se produirait Louise ce soir, il était 14h45...
Quand elle entra par la porte de derrière, des couloirs, puis, des couloirs...Des loges, des noms sur les loges, puis des couloirs...Elle vit à quelques pas «
Tokio Hotel » sur une porte entrouverte, elle sourit puis héla un technicien qui passait par là
Louise : - Excuser moi je cherche Mme Tilman s'il vous plaît.
Technicien pressé : - Au fond à gauche de ce couloir ma petite...
Elle le remercia puis emprunta le couloir, elle était seule à présent, Henry n'avait pas pu entrer...
Au bout de ce couloir à gauche se trouvait en faite la scène, du monde se bousculait, des fils s'entremêlaient, batteries, guitare, micro...Tout était visiblement prêt pour ce soir...
Quand elle reprit ses esprits, elle vit Mme Tilman parlant avec une jeune femme, elle alla jusqu'à sa hauteur puis n'eut pas le temps de prononcer ne serait ce qu'un seul mot
Mme Tilman : - Oh mon dieu ma petite qu'est ce que vous tombez bien ! J'ai prié pour que vous soyez à l'heure vous savez ! Je suis une vraie pile électrique sur patte, je ne tiens plus en place, asseyez vous ici, c'est votre place jusqu'à nouvel ordre ! Je vous présente Wendy, Méline, John, Daniel et jörg, ils vous accompagneront au violon ! Ce sont vos nouveaux amis pour la soirée demoiselle !
Cette femme est une vraie bombe à retardement, elle m'avait tiré par le bras qui n'était pas encombré de mon violon et m'avait assise sur un tabouret un peu en retrait de la batterie, nous étions tout les six assis l'un à côté de l'autre, je les saluais du regard pendant qu'ils ajustaient leur instrument.
La répétition se passa à merveille, un peu à la va vite mais plutôt pas mal, je fus étonné de ne pas avoir répété en même temps que le groupe mais le plus gros avait été fait, ces jeunes artistes avaient été remplacés par une bande sonore passée en boucle...Pas très flatteur quant à notre statut dans l'affaire mais tant que je jouais et qu'on m'entendait là était l'intérêt...
Vers 18h00, nous avons été prié de rejoindre une pièce qui nous avait été réservé, pour nous, les musiciens. Nous étions une vingtaine à s'épier du regard et à se morfondre dans notre stress en pensant aux minutes qui avançaient...
Vers 18h30, un homme vint me chercher, je suis entrée dans une pièce où une dizaine de femmes couraient dans tout les sens avec des chutes de tissus ou bien au contraire des robes somptueuses. Il me confia à l'une d'elle et sortit sans attendre «
J'aime pas cette pièce » a-t-il grommeler à l'encontre de ma petite dame potelée...
... : - Appelé moi Josseline Louise !
Elle me tendit une petite main avec un sourire ravissant, je lui tendis la mienne un peu moite depuis quelques minutes.
Louise : - Enchanté Josseline, je pourrais savoir ce que je fais ici ?
Josseline : - Tu ne crois tout de même pas que tu vas allé jouer de cet instrument devant des millions de téléspectateur habillé comme une novice !
Louise se regardait avec un sourire gêné, et bien pourquoi pas ?
Josseline : - Suis moi jeune fille, je vais te trouver une jolie robe de circonstance...
Louise : - Je ne savais pas que pour jouer du violon il fallait être accoutrer comme l'as de pique...Avait elle murmurer pour elle-même.
Josseline lui fit faire quelques essayages, elle choisit une robe noir, sobre et classe à la fois, sa taille de guêpe lui avait permis de ne pas trop avoir le droit aux retouches. Elle sortit de la pièce en la remerciant puis repris le chemin de la salle avant d'être rattrapé par le même homme que tout à l'heure qui l'emmena chez les coiffeuses, selon Louise cela devenait du grand n'importe quoi...
Résultat, trois heures plus tard, elle s'était retrouvée au bord du malaise, entrain d'attendre qu'on lui dise de s'avancer sur la scène, habillé comme une dame, coiffée comme une princesse, violon collé sur la poitrine.
Un technicien lui fit signe, elle alla se placer debout sur des marches derrière la batterie sans bruit accompagné par ses collègues de la soirée, elle plaça son violon au niveau de l'épaule, puis elle entendit quelques bruits, quatre jeunes garçons venaient de faire leur entrée dans la pénombre, ils ne parlaient pas, elle ne les voyait pas plus que ça, la lumière était d'un bleu réellement angoissant, une ombre en haut à droite, des cris de toute part, le batteur à un mètre d'elle tapa ses deux baguettes l'une contre l'autre, quand les coups se rapprochèrent, ils commencèrent tous en même temps les premières notes de la mélodie...Le c½ur de Louise battait au rythme de la voix de cet homme qui l'envoûtait déjà...
Le moment était réellement troublant et sensationnel à la fois...
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